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News — 11 April, 2013

Starting a HOT Activation in Central African Republic

Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, a été prise le 24 mars par les rebelles de la Séléka, trois mois après leur arrivée depuis les contrées septentrionales du pays. Dans la mesure où la situation dans la capitale est devenue assez tragique, comme elle l’était déjà depuis quelques temps pour de nombreuses autres villes et villages, il est temps maintenant de démarrer une Activation HOT officielle afin de répondre à cette crise. Dans les lignes qui suivent, je fais un rapide aperçu d’OSM dans le pays et des besoins à combler.

Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, a été prise le 24 mars par les rebelles de la Séléka, trois mois après leur arrivée depuis les contrées septentrionales du pays. Dans la mesure où la situation dans la capitale est devenue assez tragique, comme elle l’était déjà depuis quelques temps pour de nombreuses autres villes et villages, il est temps maintenant de démarrer une Activation HOT officielle afin de répondre à cette crise. Dans les lignes qui suivent, je fais un rapide aperçu d’OSM dans le pays et des besoins à combler.

Un peu de contexte OSM en RCA avec EUROSHA

Les volontaires EUROSHA avaient été déployés à Bangui depuis octobre et y ont fait un excellent travail. En dépit de contraintes techniques telles que des coupures d’électricité régulières aux heures de travail ou d’Internet de temps en temps, Assania, Federica, Filip, Jorieke, Lenka, Morgane et Serge ont beaucoup mappé Bangui et d’autres localités (en fonction de la disponibilité de l’imagerie Bing à haute résolution) à partir de presque rien, dessinant des milliers de bâtiments et beaucoup de routes et rues. Ils ont aussi utilisé Sahana Eden pour y renseigner les hôpitaux de Bangui, après avoir rencontré les représentants de ces structures de santé, et ont intensément promu l’usage d’OpenStreetMap auprès de multiples acteurs : ONG locales et internationales, organisations onusiennes, enseignement supérieur, et aotorités gouvernementales. Ils ont même contacté les départemnts de la mairie de Bangui, que je n’aurais pas imaginés être autant intéressés par OSM. Lorsque j’ai rejoint les volontaires début décembre, nous avons commencé ensemble à former de nombreux acteurs, certains déjà des cartographes expérimentés, et nous étions en discussion avec UNICEF à propos d’import de données et d’éventuelles cartographies de terrain dans des régions reculées. Tout cela était à la fois prometteur et excitant lorsque je les ai laissés deux semaines plus tard, mais malheureusement les événements politiques ont débuté à partir de ce moment. Quelques jours plus tard, les volontaires ont dû quitter le pays pour raisons de sécurité. Vous pouvez avoir une vue d’ensemble de la présence des volontaires à travers leurs posts de blog sur le site EUROSHA.

Préparation HOT

A partir de début janvier, lorsque les rebelles ont traversé le pays du nord au sud et sont arrivés à proximité de Bangui, nous avons démarré une pré-Activation ou plutôt Préparation, impliquant une cartographie à distance des villes les plus affectées, identifiées par les acteurs humanitares encore présents, avec lesquels les volontaires EUROSHA et HOT sont restés en contact. La plupart des tâches a été pratiquement complétée sur les parties résidentielles. Nous avons aussi sollicité les contributeurs OSM expérimentés afin qu’ils analysent et valident la donnée déjà créée, et d’intéressantes discussions ont alors eu lieu.

Plus récemment, lorsque les rebelles sont entrés dans Bangui et qu’une partie de la population a fui en RDC, nous avons créé une nouvelle tâche dans le Tasking Manager pour la ville de Zongo, sur l’autre rive du fleuve Ubangui, qui a été complétée très rapidement. Entretemps, s’est poursuit le travail autour des imports de données à partir de deux sources, UNICEF (structures de santé, écoles et objets eau et assainissement - tous relevés sur le terrain) et le World Resources Institute (occupation du sol, réseau routier, localités, etc. - un mélange de cartographie à distance sur imagerie LandSat et de relevés de terrain).

Activation HOT et tâches en cours

Je viens juste de mettre à jour la page du wiki OSM sur la RCA qui présente les objectifs actuels de cartographie. Ils peuvent être résumés ainsi.

Cartographier villes et villages et rendre cette donnée facile à télécharger

Achever la cartographie de Bangui et des villes secondaires affectées est l’un des objectifs. Les parties nord de Bangui sont encore manquantes, tandis que les zones résidentielles de la première liste de villes prioritaires sont presque terminées, à l’exception de Bambari, seulement couverte par une imagerie Orbview-3 - peu aisée à cartographier. Cette liste sera mise à jour en fonction des priorités exprimées par les acteurs humanitaires, mais aussi via les nouvelles fournies par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en République centrafricaine qui soutient une carte de crise pour la Centrafrique basée sur Ushahidi. Je viens de les contacter afin qu’ils utilisent OSM en fond de carte et échangent avec nous, s’ils le désirent. Comme pour Bangui, je vais créer des HOT Exports jobs pour chaque localité mappée, afin que toute organisation intéressée par la donnée puisse la télécharger facilement. Toute la donnée OSM sur le pays peut déjà être ajoutée à un GPS Garmin et devrait être disponible bientôt sur le gestionnaire de données hors ligne d’OSMAnd.

Fournir un premier réseau routier complet et navigable

Compte tenu du fait qu’il est particulièrement aisé d’installer de la donnée OSM navigable dans des terminaux GPS, il serait dommage de ne pas fournir un jeu de données routières particulièrement utile à la communauté humanitaire. Un grand nombre de routes principales est encore manquant, comme le montre cette comparaison entre la donnée OSM et celle du SDI du LogCluster - PAM (Programme Alimentaire Mondial). Nous pouvons aller au-delà et ajouter les routes secondaires pour les zones couvertes par l’imagerie Bing à haute résolution. En ce qui concerne les attributs, la méthodologie que nous utilisions au départ a été remplacée par celle de la crise au Mali qui est devenu un standard de typologie du réseau des routes dans les pays africains. Celle-ci facilite beaucoup le tagging en fonction du réseau des localités, considéré à moyenne échelle : un réseau des routes principales (primary, secondary, tertiary, unclassified) peut ainsi être consolidé, tout en permettant de qualifier les routes locales, rues et chemins en fonction de leurs caractéristiques propres.

Imports de données humanitaires relevées sur le terrain

J’ai envoyé hier un message sur la HOT list, demandant une vérification du processus présenté pour l’import des données UNICEF. Quiconque est intéressé à partager son opinion et son expérience est bienvenu. Une fois importée, cette donnée sera proposée en téléchargement sous la forme de fichiers thématiques.

Bien sûr, toujours utile, les amateurs de contrôle qualité peuvent également contribuer avec KeepRight ou Osmose.